Entrepreneuriat des jeunes : l’État et les acteurs privés mobilisés pour lever les obstacles
À Madagascar, les petites et moyennes entreprises occupent une place de plus en plus importante dans le développement économique. Selon le Secrétaire général du Ministère de l’Industrialisation et du Commerce, les jeunes sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à se lancer dans l’entrepreneuriat, notamment à travers les petites et moyennes entreprises .
Lors de son intervention, il a expliqué que le gouvernement a organisé des concertations afin d’identifier les principales difficultés qui freinent l’expansion de ces entreprises et leur accès au marché. Ces échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs lacunes et obstacles qui limitent encore leur développement.
« Aujourd’hui, les failles sont clairement identifiées. Il est donc nécessaire que le secteur privé et l’État travaillent ensemble pour améliorer progressivement ces différents points de blocage », a-t-il souligné.
Parmi les défis majeurs figure la question du financement, qui reste l’un des principaux freins à la croissance des jeunes entreprises. Pour y répondre, l’État a mis en place plusieurs initiatives et programmes de soutien, notamment à travers le FID, ainsi que différentes compétitions et dispositifs d’accompagnement destinés aux entrepreneurs.
Dans cette dynamique, la création du Fonds National de Développement Industriel (FNDI) constitue également un levier important. Ce fonds vise à soutenir les entrepreneurs engagés dans la transformation des matières premières dans toutes les régions du pays. Selon les informations communiquées, cette financement repose sur une contribution de 40 % de l’État et de 60 % provenant des partenaires.
Parallèlement, des initiatives sont également mises en place pour renforcer l’accompagnement des jeunes entrepreneurs. Le Club des Entrepreneurs Étudiants du Rendez-vous des Entrepreneurs (CEERE) organise ainsi les 13 et 14 mars la 14ᵉ édition de l’Espace Jeunes Entrepreneurs (EJE).
Cet événement a pour objectif de permettre aux jeunes porteurs de projets d’échanger directement avec des formateurs, des institutions, des banques et des experts en entrepreneuriat. Selon Heritiana Manantsoa, président du CEERE, le secteur du numérique a été choisi comme thème central cette année.
« Aujourd’hui, l’entrepreneuriat ne peut plus être dissocié du numérique, notamment pour faciliter la mise en relation et le développement des activités », a-t-il expliqué.
À travers ces différentes initiatives, les autorités et les acteurs de l’écosystème entrepreneurial entendent renforcer l’accompagnement des jeunes et améliorer l’environnement des petites et moyennes entreprises, considérées comme un moteur essentiel de la croissance économique du pays.
