Madagascar franchit une nouvelle étape dans la réforme de son système de protection de l’enfance. Le pays s’est doté d’un plan d’action 2026-2027 pour l’amélioration de la justice pour les enfants et a actualisé le recueil des textes relatifs aux droits de l’enfant, deux outils destinés à renforcer la protection des mineurs en conflit avec la loi ou en situation de vulnérabilité.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des avancées encourageantes. Selon les données du ministère de la Justice et de l’administration pénitentiaire, le nombre d’enfants en détention est passé de 1 117 en 2023 à 915 en 2025, soit une baisse de 18 %. Une diminution qui traduit les efforts engagés pour promouvoir les alternatives à l’emprisonnement des mineurs et favoriser des réponses plus adaptées à leurs besoins.
Le nouveau plan d’action s’articule autour de huit priorités, parmi lesquelles l’amélioration de la célérité des procédures judiciaires, le renforcement des compétences des institutions, la promotion d’un système pénitentiaire respectueux des droits humains et l’amélioration de l’accès à l’information juridique. Aligné sur la future Politique nationale de protection de l’enfant, il vise également à renforcer la coopération entre les autorités publiques, la société civile et les partenaires techniques et financiers.
Parallèlement, un recueil actualisé des textes sur les droits de l’enfant a été mis à la disposition des magistrats, auxiliaires de justice, autorités locales et autres acteurs concernés. Ce document rassemble l’ensemble des dispositions nationales et internationales en vigueur à Madagascar relatives à la protection de l’enfance.
L’objectif est de faciliter l’application effective des normes juridiques et de garantir que les décisions prises tiennent compte de l’intérêt supérieur de l’enfant, conformément à la Convention relative aux droits de l’enfant et à la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.
Les progrès observés concernent également les jeunes enfants vivant en milieu carcéral avec leur mère. Entre janvier 2023 et janvier 2026, leur nombre a chuté de 201 à 95, soit une réduction de plus de 50 %. Une évolution saluée comme le résultat des efforts conjoints des autorités judiciaires, de l’administration pénitentiaire et des organisations de la société civile.
À travers ces nouvelles mesures, Madagascar entend consolider les acquis et poursuivre la transformation de son système judiciaire afin qu’il soit davantage protecteur, inclusif et conforme aux standards internationaux en matière de droits de l’enfant.
