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Lutte contre la bilharziose : un levier majeur pour le développement

Dans des régions comme Amoron’i Mania, Bongolava, Boeny et Itasy, plus de 80 % de la population est porteuse de la bilharziose, selon les résultats des études menées sur le terrain. Cette maladie parasitaire ne se limite pas à ses conséquences physiques : elle affecte également les capacités cognitives, entraînant des troubles de la mémoire et une diminution des performances intellectuelles, avec des répercussions directes sur la productivité et le développement des communautés.

Ces recherches ont été réalisées en collaboration avec plusieurs universités étrangères, dont l’Université du Texas, permettant de mieux comprendre l’ampleur de la maladie à Madagascar.

Sur le plan de la prévention, une étape importante sera franchie cette année avec le lancement à Madagascar de la deuxième phase des essais cliniques d’un vaccin contre la bilharziose. Cette avancée représente un espoir majeur dans la lutte contre une maladie qui touche encore des millions de personnes en Afrique.

Lorsque la maladie évolue vers des formes sévères, elle peut provoquer de graves complications, notamment des gonflements de l’abdomen, des jambes et du visage. En Afrique, les personnes atteintes de ces formes avancées décèdent souvent entre 40 et 50 ans.

Pour le Pr Raphaël Rakotozandrindrainy, la lutte contre la bilharziose constitue bien plus qu’un enjeu sanitaire : elle représente un véritable levier de développement économique et social. Réduire la prévalence de cette maladie, c’est améliorer la santé, les capacités d’apprentissage et la productivité de la population.

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