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Malnutrition à Madagascar : un enjeu vital pour les générations futures

Antananarivo, août 2025 – Maigreur, obésité ou carences en nutriments : les différentes formes de malnutrition touchent de plein fouet les enfants, les jeunes et les femmes à Madagascar. Plus qu’une problématique de santé publique, il s’agit d’un véritable frein au développement du pays, car les enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain, appelés à bâtir l’avenir.

Selon Fanjaniaina Rasoamiadana représentante du GRET Madagascar, une alimentation insuffisante ou déséquilibrée durant l’enfance ou la grossesse peut compromettre la croissance, le développement cognitif, mais aussi les capacités futures à apprendre, à travailler et à innover. Or, les indicateurs sont préoccupants : d’après l’Enquête nationale sur les carences en micronutriments (2024), 42 % des enfants de moins de 5 ans souffrent d’anémie, un taux qui atteint 37 % chez les femmes enceintes.

Un effort collectif pour enrayer la malnutrition

Face à cette urgence, plusieurs initiatives sont menées par les acteurs publics et les partenaires techniques et financiers, dont l’ONN, l’Unicef, Helen Keller International et le GRET Madagascar. L’une des solutions promues est l’enrichissement des aliments : sel iodé, aliments fortifiés en vitamine A, produits nutritionnels spécifiques développés par des entreprises locales comme Nutrizaza

Mais les experts s’accordent à dire que l’enrichissement seul ne suffit pas. Il est essentiel de sensibiliser les familles à une alimentation équilibrée, adaptée aux ressources locales. Une alimentation diversifiée, colorée, composée de 5 à 7 groupes alimentaires parmi les 10 recommandés, permettrait de couvrir les besoins nutritionnels de base.

Informer pour mieux prévenir

Les médias ont un rôle clé à jouer dans la lutte contre la malnutrition. Une formation dédiée aux journalistes a d’ailleurs été organisée les 29 et 30 juillet derniers, afin de renforcer leurs connaissances sur la nutrition, les stratégies d’enrichissement des aliments et les bonnes pratiques à relayer auprès des communautés.

Parce que la malnutrition n’est pas une fatalité, mais une problématique à combattre par l’information, l’éducation et des actions coordonées

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