À l’issue de l’accouchement, de nombreuses femmes quittent encore les établissements de santé sans bénéficier d’un service de planification familiale post-partum. Pour améliorer cette situation, un atelier consacré à la revitalisation de la planification familiale après l’accouchement et à la prévention des grossesses non désirées a été organisé par le Ministère de la Santé Publique, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).
Cette rencontre a réuni des acteurs de la santé ainsi que des représentants des différentes régions de Madagascar afin d’identifier les obstacles qui empêchent certaines femmes d’accéder à une méthode de planification familiale après leur accouchement. Les échanges ont également permis de mieux comprendre les réalités et les défis rencontrés sur le terrain.
Selon le Dr Andriamananjara Lucien, chef de la Division Diffusion et Planification au sein du Service de la Maternité sans Risque et de la Planification Familiale, l’objectif est que toutes les femmes puissent bénéficier d’un accompagnement en matière de planification familiale dès la maternité, avant leur sortie de l’hôpital.
« Les grossesses rapprochées peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé de la mère et de l’enfant », explique-t-il. Elles peuvent notamment augmenter les risques de décès maternels après l’accouchement, de complications pendant la grossesse, de fausses couches répétées, ainsi que fragiliser la santé et le développement des enfants. Un espacement insuffisant entre les naissances peut également limiter l’attention et les soins accordés à chaque enfant.
Face à ces enjeux, le responsable recommande aux femmes d’accoucher dans les formations sanitaires afin de bénéficier d’une prise en charge complète, incluant les conseils et les services de planification familiale après l’accouchement.
À travers cette initiative, le Ministère de la Santé Publique et ses partenaires ambitionnent de faire en sorte que chaque femme qui vient d’accoucher puisse recevoir des informations adaptées et accéder volontairement à une méthode de planification familiale avant son retour à domicile. Une démarche essentielle pour réduire les risques liés aux grossesses rapprochées et améliorer la santé maternelle et infantile à Madagascar.
