À l’approche de Pâques, période stratégique pour la consommation de chocolat, le Salon du chocolat et de la gourmandise revient pour sa 8e édition en mettant en lumière un pilier de l’économie nationale : la filière cacao, qui génère 450 milliards d’ariary de revenus pour près de 30 000 producteurs.
Soutenu par le réseau BNI, l’événement dépasse le cadre gastronomique pour s’inscrire dans une dynamique économique et sociale. Le partenariat vise notamment à renforcer cette filière d’exportation, tout en soutenant l’autonomisation des femmes en situation précaire à travers l’ouverture de nouveaux centres de formation.
Lieu de rencontre et d’échange, le salon réunit cette année 30 exposants, avec une forte représentation de chocolatiers — près de la moitié — allant des grands producteurs aux amateurs. Cette édition se distingue également par l’intégration de la gourmandise comme nouvelle composante, élargissant l’offre proposée aux visiteurs.
Accessible au grand public, l’entrée est fixée à 5 000 ariary pour les adultes, tandis que les enfants de moins de 10 ans bénéficient de la gratuité. L’année précédente, le salon avait enregistré 2 500 visiteurs, illustrant un intérêt croissant pour le chocolat local. Si la consommation de chocolat reste encore occasionnelle à Madagascar, le produit s’impose pourtant à l’international comme un chocolat d’exception, reconnu pour sa qualité et son goût unique, souvent considéré comme un produit de luxe.
Cependant, la filière fait face à une hausse des prix du cacao, conséquence d’une insuffisance de l’offre sur le marché mondial. Une réalité qui concerne directement les zones de production, notamment dans le nord du pays, à Ambanja, où la majorité des récoltes est destinée à l’exportation. En se tenant chaque année une semaine avant Pâques, le Salon du chocolat et de la gourmandise confirme son rôle de vitrine du savoir-faire malgache, tout en rappelant l’importance stratégique d’une filière qui fait vivre des milliers de producteurs et participe au rayonnement du pays.
