Un mois après la requête adressée par les candidats admissibles pour demander la tenue des épreuves orales du concours d’accès à la magistrature, aucune suite officielle n’a encore été donnée jusqu’à ce jour. Une situation qui suscite incompréhension et inquiétude chez les concernés.
Dans deux communiqués diffusés récemment, plusieurs voix alertent sur les conséquences d’un éventuel blocage ou d’une annulation du processus de recrutement. Elles rappellent notamment que Madagascar fait face à une importante pénurie de magistrats. Selon les chiffres avancés, le pays compte environ 1 000 magistrats pour près de 30 millions d’habitants, un ratio largement insuffisant pour assurer un fonctionnement efficace de la justice.
Les auteurs des communiqués soulignent que le concours a précisément été lancé pour répondre à ce manque d’effectif. Ils estiment qu’un report prolongé des épreuves orales risquerait d’aggraver davantage les difficultés déjà rencontrées dans les juridictions : surcharge des tribunaux, lenteur des procédures et accès compliqué à la justice pour les citoyens.
Par ailleurs, les admissibles rappellent que leur réussite aux épreuves écrites constitue un acquis administratif leur ouvrant le droit de participer à la phase orale du concours. Une éventuelle annulation pourrait ainsi entraîner d’importants préjudices pour les candidats, notamment en raison des frais engagés pour la préparation du concours, des charges supportées ou encore des opportunités professionnelles perdues.
Les documents évoquent également les conséquences financières et institutionnelles qu’une telle décision pourrait avoir pour l’administration malgache. Plusieurs partenaires techniques et financiers soutiennent en effet l’organisation du concours, considéré comme un levier essentiel pour renforcer l’État de droit et améliorer le système judiciaire du pays.
Face à cette situation, les candidats admissibles demandent désormais la poursuite normale du processus, avec l’organisation rapide des épreuves orales, afin d’éviter une paralysie supplémentaire du recrutement des futurs magistrats.



