
One Health2026 : l’Afrique appelle à une action concrète pour une santé durable
Lyon, avril 2026 — À l’occasion du One Health Summit 2026, les acteurs africains de la santé, de l’environnement et du développement ont fait entendre une voix commune en faveur d’un changement profond des politiques sanitaires. Réunis en amont du sommet lors d’un webinaire stratégique le 3 avril, plus de 200 participants ont adopté une déclaration appelant à faire de l’approche « One Health » un véritable levier pour l’avenir du continent.
Portée notamment par Galien Africa, cette dynamique s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors des précédentes rencontres internationales, dont celles organisées à Dakar en 2024 et à Lyon en 2025. Elle traduit une volonté claire de positionner l’Afrique comme un acteur central dans la construction d’un modèle de santé durable, équitable et résilient à l’échelle mondiale.
Les participants ont tenu à rappeler que « les crises sanitaires, climatiques, environnementales et alimentaires actuelles démontrent l’interdépendance étroite entre la santé des populations, celle des animaux et celle des écosystèmes ». Dans ce contexte, ils estiment que l’approche « One Health », fondée sur une vision intégrée de ces enjeux, n’est plus une option mais une nécessité. Ils ont également réaffirmé que « l’Afrique, riche de ses expériences, de ses innovations et de ses dynamiques communautaires, doit jouer un rôle central dans la construction d’un modèle mondial de santé durable ».
Dans leur déclaration, les participants reconnaissent que « la sécurité sanitaire mondiale dépend d’approches intégrées et multisectorielles » et alertent sur le fait que « le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles et la perte accélérée de biodiversité menacent gravement la santé, la nutrition et le bien-être des populations, en particulier dans les pays du Sud ». Ils insistent aussi sur le fait que « la souveraineté sanitaire constitue une priorité stratégique pour les pays africains », tout en soulignant que « l’innovation locale et la production régionale sont essentielles pour réduire les vulnérabilités structurelles ».
Au fil des échanges, un consensus s’est dégagé sur la nécessité de renforcer les mécanismes d’anticipation et de réponse aux crises. Les participants appellent ainsi à mieux intégrer les données scientifiques, climatiques et sanitaires afin d’anticiper les risques, tout en mettant en avant l’importance de l’implication des communautés. « L’implication des communautés, des jeunes et des femmes est indispensable à la réussite durable des politiques publiques », ont-ils souligné.
La déclaration met également en avant plusieurs priorités d’action, notamment le renforcement des cadres juridiques pour institutionnaliser l’approche One Health, la mise en place de systèmes d’alerte précoce intégrés, ainsi que l’investissement dans les données et les technologies. Les signataires plaident pour un soutien accru à l’innovation africaine adaptée aux réalités locales et pour l’accélération de la production locale de solutions de santé, notamment dans les domaines pharmaceutique et vaccinal. Ils appellent aussi à renforcer les compétences humaines, à améliorer la coordination entre les acteurs et à garantir une participation inclusive des communautés.
Dans cette dynamique, ils soulignent également « le rôle stratégique de la société civile et des médias » dans la sensibilisation et la mobilisation citoyenne, tout en appelant à « renforcer le leadership africain dans la gouvernance sanitaire mondiale » afin de porter les priorités du continent sur la scène internationale.
En conclusion, les participants lancent un appel clair à passer des engagements aux actions concrètes. Ils invitent les gouvernements et leurs partenaires à mettre en œuvre des mesures « concrètes, mesurables et financées », afin de faire de l’approche One Health un levier structurant pour « la souveraineté sanitaire, le développement durable, la résilience climatique et l’équité en santé en Afrique et dans les pays du Sud ». À travers cette déclaration, ils réaffirment leur volonté de poursuivre le dialogue et de renforcer les partenariats, tout en contribuant activement aux travaux du sommet de Lyon.



