Société

Lois ITG : quatre ans d’attente et un silence parlementaire inquiétant

Alors que le projet de loi sur l’interruption thérapeutique de grossesse (ITG) a été introduit à l’Assemblée nationale en 2021, il demeure, quatre ans plus tard, absent de l’ordre du jour parlementaire. Une attente insoutenable pour les militantes des droits des femmes, qui dénoncent un immobilisme lourd de conséquences.

« Le texte n’a toujours pas été examiné par les députés », confirme Andriamiara Josoa, membre de l’équipe du mouvement Nifin’Akanga. Une stagnation législative qui interpelle, d’autant plus qu’en parallèle, les cas de violences sexuelles restent élevés, engendrant des grossesses non désirées, souvent traumatisantes.

 

Le mouvement Nifin’Akanga, fer de lance du plaidoyer pour ce projet de loi, rappelle que l’objectif n’est pas de banaliser l’avortement, mais de permettre aux femmes victimes de viol ou en danger médical de faire un choix éclairé et sécurisé. « Continuer une grossesse issue d’un viol, c’est prolonger le traumatisme. L’enfant devient, malgré lui, un rappel constant de l’agression subie », a-t-il souligné lors de la sortie de la revue Droits Humains intitulée Farimbona, le 4 avril dernier.

 

Actuellement, l’avortement reste illégal à Madagascar, poussant de nombreuses femmes à recourir à des pratiques clandestines, souvent dangereuses. « Nous ne pouvons plus ignorer cette réalité. Le nier, c’est condamner ces femmes à risquer leur vie », plaide Nifin’Akanga, qui milite pour une reconnaissance légale de l’ITG dans des conditions médicales sûres.

 

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